Internity – Hors la loi

J'avais besoin en urgence d'un disque dur pour monter un serveur. Je me suis donc rendu chez Internity et le vendeur m'a remis un disque dur Samsung de 250Go en me disant que c'était le dernier de cette taille qu'ils avaient. Le disque n'était pas emballé et y était collé une étiquette "OK". Cet indice aurait dû éveiller mes soupons, mais j'en avais besoin tout de suite. Arrivé chez moi, je le monte sur mon ordinateur. Le BIOS le reconnaît. Je le trouve assez bruyant et je suis surpris de voir qu'il est déjà partitionné. Pour un disque neuf, c'est étonnant. En analysant le disque, je m'aperçois que de nombreux secteurs sont défectueux et la vitesse de lecture est très faible. Et en regardant de plus près, à l'aide d'un logiciel spécifique, je vois que le disque a reçu un formatage rapide et qu'il y avait des données avant. Ce disque n'est donc pas neuf et il est hors d'usage.


Comme il me faut très rapidement un autre disque et qu'au magasin c'était le dernier de ce type qu'ils avaient, j'en commande un autre immédiatement sur Internet (pas chez Internity).


Le lendemain, je rapporte le périphérique au magasin. Je dois attendre mon tour car une cliente mécontente retourne un écran plat qu'elle a acheté la veille et dont un bouton est cassé. Le vendeur l'accuse de l'avoir cassé elle-même et refuse de l'échanger. Après de longues minutes de palabres, elle repart furieuse. C'est mon tour. Je rends le disque en disant qu'il est HS et que d'autre part il est déjà partitionné. Le vendeur me répond qu'il est normal qu'un disque soit déjà partitionné en usine. Il prend un PC sous le comptoir puis teste le disque pour constater qu'il est effectivement défectueux. Il me demande si j'ai fais un formatage bas niveau pour réparer les secteurs, ce que je n'ai d'ailleurs pas fait car je ne vais pas commencer à essayer de réparer quelque chose qu'on me vent défectueux.


Comme je n'ai besoin de rien d'autre, je lui demande donc le remboursement. Et là, blocage, "Le magasin vous propose un échange ou un avoir, mais la maison ne rembourse jamais". Malgré mon insistance, rien n'y fait. Je repars donc avec mon disque HS.


Je me renseigne auprès d'un avocat qui me dit qu'ils sont obligés de rembourser, si vous le souhaitez, dans le cas où l'article a des vis cachés ou n'est pas conforme à ce qu'il devrait être. Quelque soit les conditions du magasin, c'est le code civil qui prévaut.

"Art. 1645. - Si le vendeur connaissait les vices de la chose, il est tenu, outre la restitution du prix qu'il en a reçu, de tous les dommages et intérêts envers l'acheteur."

"Art. 1646. - Si le vendeur ignorait les vices de la chose, il ne sera tenu qu'à la restitution du prix et à rembourser à l'acquéreur les frais occasionnés par la vente."

Concernant l'article 1645, il est sûr que le vendeur savait que le disque n'était pas neuf lorsqu'il l'a donné mais je pense qu'il le croyait sincèrement en bon état. Mais il y a tout de même tromperie sur la marchandise puisqu'il l'a vendu comme du neuf.

Je retourne donc au magasin très mécontent et déterminé pour demander le remboursement en rappelant les articles du code civil, sans quoi ils se mettaient hors la loi. Et là, toujours rien à faire. Le vendeur rappelle que c'est la maison mère qui leur interdit de faire des remboursements et que leurs caisses enregistreuses ne leur permettent pas informatiquement de décaisser… Je demande donc qu'il me donne le numéro de téléphone de la direction. Et là, comble du mépris, il me donne le numéro payant de la Hot Line. J'insiste pour avoir le numéro qu'ils appellent quand eux ont un problème et finit par me donner un autre numéro, qui lui, ne commence pas par 08.


De retour chez moi, j'appelle ce numéro. Après avoir attendu plus de 15 sonneries, je fini par avoir une standardiste qui me passe un monsieur (je comprends à ce moment que c'est une hot line). Il prend note de mes revendications et me dit qu'il va voir avec le magasin et qu'il me rappellera vers 15 heures.

17 heures, il n'a toujours pas rappelé, je le rappelle donc. Après mes 15 sonneries, je finis par l'avoir et lui rappelle brièvement mon affaire. Là, il part sur des explications qui ne correspondent pas du tout. Je lui informe qu'il se trompe d'affaire, que mon problème est avec le magasin Internity d'Angers. Et là il repart sur encore autre chose. Je l'arrête et il me redemande donc mon nom. Il faut croire qu'il y en a des problèmes avec ce magasin ! Et là il me dit "Ha non, j'ai bien appelé Internity d'Angers mais j'ai oublié de parler de votre problème". Je lui demande d'appeler tout de suite pendant que je reste en ligne. Quelques minutes après, il me dit que les faits racontés par le vendeur ne sont pas les mêmes. Ils ne vendent pas de disques d'occasion et que ce disque n'avait pas de données. Mais le vendeur reconnaît que le disque est défectueux. Le vendeur a appliqué les consignes de la maison en refusant le remboursement. Je rétorque que s'ils n'ont pas l'utilitaire pour voir le contenu d'un disque qui a reçu un formatage rapide ils ne verront rien. Mais que le problème n'est pas seulement là. Si le disque est défectueux, j'en demande le remboursement, conformément au code civil. Sous mon insistance, il me répond donc qu'il fait suivre le dossier à sa chef qui est en congé et me rappellera dans cinq jours pour me donner sa réponse. Je lui réplique que les quatre jours permettant l'échange du produit, comme il est inscrit sur la facture, seront passés. Il me conseille alors de retourner au magasin pour rendre le disque contre un avoir. Ce que je fais aussitôt.


Le lundi soir, je rappelle le service client puisque je n'ai pas de nouvelles et mon interlocuteur habituel m'annonce que sa chef a refusé le remboursement sous le motif qu'il ne pouvait pas y avoir de données sur le disque !!! L'affaire est clause !!!


Je me retrouve donc avec un avoir de 66 Euros à utiliser en une seule fois et dans les deux mois. Belle arnaque, Merci Internity.


Bien sûr, je pourrais poursuivre l'affaire en portant plainte ou en faisant intervenir la DGCCRF (La Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des fraudes), mais ça va mettre encore combien de temps, il faudra faire une enquête et une expertise sur le disque que je n'ai plus en ma possession. Tout ça pour 66 Euros ! Internity l'a bien compris, on peut arnaquer les gens pour des petites sommes, ils finiront par baisser les bras…


Je veux donc informer tous les consommateurs qui seraient tentés d'aller chez Internity (aussi appelé Avenir telecom) des risques qu'ils prennent. Internity n'en a que faire de son image de marque. Ils ont oublié qu'Internet est un formidable média pour informer tout le monde des malhonnêtetés de leur société.


Faites une recherche "Internity" avec GOOGLE et vous verrez le nombre de plaintes de clients, dès la troisième position. C'est dire…